Archive pour la Catégorie 'Analyse'

Déclaration de R&S national suite aux mesures de répression demandées par E. Philippe

En République c’est le peuple, pas le gouvernement, qui doit avoir le dernier mot !

Depuis de nombreux mois, le Peuple de France ne cesse de crier son désarroi face aux décisions prises par le Gouvernement, qui n’a pour but que le satisfécit d’une poignée de nantis.

Depuis de nombreux mois, le Peuple de France tente de faire face à l’autisme gouvernemental et au mépris qu’il reçoit en réponse à ses revendications.

Hier soir, dans son intervention, le Gouvernement, par la voie d’Édouard Philippe, a passé un nouveau cap en entrant dans une dérive autoritaire afin d’évacuer la question politique et sociale.

Comme le disait Jaurès : « La République sera sociale ou ne sera pas ! »

République et Socialisme condamne évidemment les violences pour trois raisons.

Tout d’abord parce que nous refusons l’atteinte à l’intégrité de tout individu. S’en prendre à des agents des forces de l’ordre isolés ou à des manifestants isolés en dehors d’une confrontation directe initiée par le gouvernement est inconcevable pour tout républicain.

Ensuite ces violences visent la propriété publique, notre propriété collective et s’en prennent à toutes formes de propriété privée issue ou non du travail, outil ou non de travail et ne peuvent constituer un message politique.

Enfin elles risquent de compromettre par une apparence superficielle de l’issue de ce conflit que nous souhaitons positive pour le salariat.

Cependant notre colère, comme à l’époque celle de Jaurès, n’est pas dirigée vers les casseurs ou les forces de l’ordre mais contre ceux qui tentent de les orchestrer pour délégitimer le mouvement des gilets jaunes, contre ceux qui ont conduit des salariés, des précaires, des femmes et des hommes, à en arriver là !

Violences subies par les salariés, violences subies par ceux privés d’emplois…. Ces violences-là qui, parfois, entrainent au suicide sont plus fortes et plus sournoise. Elles écrasent un peu plus chaque jour les plus faibles pour augmenter la fortune des plus riches…

République et Socialisme ne peut accepter qu’en réponse à un mouvement social profond le gouvernement continue, avec l’aide d’1% de la population, à appauvrir les 99% d’autres.

République et Socialisme ne peut accepter que les deux annonces du premier ministre soient fondées sur des inexactitudes:

la 1ère sur le « fichier des casseurs », il semblerait que celui-ci existe déjà de façon non officielle,

quant à la seconde qui consiste à sanctionner les participants à des manifestations non déclarées, elle met en danger la France par rapport au droit international qui garantit le droit à manifester et à organiser des manifestations.

Mais surtout le gouvernement confond volontairement la violence et la contestation de nos institutions.

Or ce sont bien ces dernières qui sont contestées aujourd’hui. Nous sommes dans une crise de régime. Mettre au pas ceux qui contestent nos institutions cela peut s’adresser à toute personne du mouvement social ! C’est antirépublicain !

Notre constitution rappelle, dans son article 2, le principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

C’est un principe supérieur aux autres articles décrivant nos institutions et les pouvoirs du gouvernement et du Président.

Face aux parlementaires défendant l’idée du maintien de l’esclavage dans les colonies pour nécessité économique,

Robespierre clama: « Périsse nos colonies plutôt qu’un principe ! ». De même lorsque nos institutions se mettent au service d’un principe anti-républicain de « gouvernement au service de la finance par et pour la finance » il est grand temps de changer de système.

Nous n’en sommes pas encore à revendiquer l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et des citoyens de 1793.

Mais si le gouvernement n’y prend garde, s’il a l’impression que 10 milliards versés ponctuellement -alors que le CICE aura coûté plus de 100 milliards, alors que l’écart entre la répartition des richesses n’a jamais été autant en faveur du capital et au détriment du travail, alors que les services publics sont privatisés, démantelés et détruits- peuvent suffire à résorber un mécontentement populaire issu du tournant libéral de 1983 et des conséquences du traité de Maastricht de 1992, il se trompe gravement.

Les annonces du Président et de son gouvernement ne font qu’attiser la colère et afficher leur mépris. Le Gouvernement est responsable de la situation, à lui de trouver les solutions autres que la répression sinon notre peuple lui rappellera que « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

République et socialisme souhaite ardemment une grande réunion de l’ensemble des acteurs du mouvement social et des forces politiques de gauche afin que, ensemble, nous puissions nous hisser à la hauteur de l’insurrection populaire en cours.

En République c’est le peuple, pas le gouvernement, qui doit avoir le dernier mot !

 

« Mais, si nous devons, de tout notre effort, corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le coeur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère ! »

Jean Jaurès, « Violence des pauvres, violence des maîtres », 1912

 « Le propre de l’action ouvrière, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie. [...] »

Jean Jaurès, « violence patronale, violence ouvrière », 1906

Mairie du 14ème arrondissment de Paris : pour la défense du service public hospitalier !

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Marinette BACHE, conseillère R&S de Paris, présidente de Résistance Sociale et Michel JALLAMION, conseiller régional R&S d’IdF, président de la Convergence de défense et de développement des services publics sont allés, ce dimanche 16 décembre, sur l’esplanade de la mairie du 14ème arrondissement de Paris, pour accueillir, avec notre camarade Jean-Claude Chailley, SG de RESO, et aux côtés de la maire du 14ème, Carine Petit, « la marche des oreilles ».

Cette marche, de plus de 300km, du Blanc (36) à Paris avait pour but de se faire entendre de Macron et Buzyn. Le pays blancois ne veut pas de la fermeture de sa maternité. Il veut le maintien de l’hôpital avec tous ses services : maternité, bien sûr, mais aussi, médecine, urgences, chirurgie, ophtalmo…

Pour plus de renseignements sur cette lutte :

https://www.resistancesociale.fr/spip.php?article3114

Michel Jallamion a pu s’exprimer :

https://www.facebook.com/ConvergenceSP/videos/vb.224531477739261/366395233924024/?type=2&theater

Déclaration de R&S : Gilets Jaunes, Macron continue de mépriser le Peuple

Déclaration du Secrétariat national de R&S

Gilets Jaunes : Macron continue de mépriser le Peuple

Une fois de plus, Emmanuel Macron a ignoré la colère populaire qu’exprime le mouvement des « gilets jaunes ». Ils sont l’expression spontanée et inorganisée d’un profond sentiment d’injustice sociale, avec une fiscalité toujours plus lourde pour les salariés et les classes moyennes répondant à toujours plus de cadeaux pour les riches.

La tentative d’institutionnalisation des « gilets jaunes » par des représentants auto-désignés ne peut être une solution sauf un créer un nouveau clivage rapide entre ces nouveaux représentants et le mouvement important qui sourd de notre pays. Sauf à reporter la colère à une prochaine irruption…

Jaurès, dans Histoire socialiste de la Révolution française, dépeint avec justesse la colère populaire liée aux droits de banalités : les taxes sont la raison de leur colère, mais plus encore, le fait qu’ils offrent une partie importante de leur force de travail pour la noblesse non seulement sans aucun retour, avec des difficultés pour vivre, mais alors qu’elle lui impose nouveaux privilèges et le mépris d’être « mal né »…

C’est ainsi que naissent les révoltes et les révolutions.

Nous n’en sommes peut-être pas encore là mais ce mouvement est une contestation réelle de nos institutions. La 5ème République a permis, par le présidentialisme – renforcé par l’instauration du quinquennat-, d’avoir des présidents en capacité de gouverner contre le peuple ; des gouvernants qui peuvent ignorer les signaux envoyés par les consultations électorales : référendum sur le TCE en 2005 mais aussi le fait que tous les gouvernements sortants sont battus depuis 30 ans ; des gouvernants qui s’assoient de plus en plus sur la représentation nationale et syndicale.

C’est cela le problème réel posé : l’acceptation de contribuer par les taxes et l’impôt à des politiques qui vont à l’encontre de l’intérêt de la quasi-totalité de nos concitoyens pour favoriser les 10% des plus riches.

Une fois de plus, Emmanuel Macron a feint de répondre à une question qui ne lui était pas posée. Comment peut-on proposer simplement par des « mesurettes écologiques » lorsque les problèmes posés sont le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, le maintien des services publics de proximité, la défense de l’emploi et de la protection sociale…?

Emmanuel Macron se fait le chantre de l’écologie punitive : en réalité les salariés paient, pas les grandes sociétés pétrolières, pas l’aviation (bénéfices de Total = +39% cette année, le kérosène des avions n’est pas taxé du tout, le fuel utilisé par les tankers et les croisiéristes est exonéré…). On veut augmenter la taxe sur les carburants des particuliers, en fait des péri-urbains ou des ruraux qui se sentent déclassés et se savent méprisés alors qu’ils n’ont d’autre choix que d’utiliser leur vieille automobile diesel,- les petites lignes ferroviaires locales ont été supprimées, les lignes de banlieue sont la plupart du temps en panne par manque d’entretien– pour rejoindre un travail précaire et mal payé !

République et Socialisme l’a toujours dit et le rappelle : On ne peut pas séparer la question écologique de la question sociale ! Il est urgent de répartir au mieux les richesses.

Nous exigeons le retrait de la taxation des carburants.

Nous exigeons une augmentation du pouvoir d’achat des salariés et le maintien des pensions de retraite.

Nous exigeons le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune, de l’Exit-tax et de vraies mesures contre l’évasion et « l’optimisation » fiscales.

Nous voulons une véritable politique écologique liée à la question sociale.

 

 

Conseil national de R&S le 20 octobre 2018

Le conseil national de République et Socialisme s’est réuni ce samedi 20 octobre à Paris. Il a  analysé la situation politique et sociale et examiné ses rapports avec les différentes forces de gauche avec lesquelles R&S a des contacts ou travaille régulièrement.

 Il a décidé de la tenue soit le 8 décembre 2018 soit le 12 janvier 2019 d’un Conseil national d’orientation qui permettra à l’ensemble des adhérents de statuer sur 2 grands sujets :

-l’élection européenne du 26 mai 2019 ;

-la participation ou non à la création d’un parti politique commun avec le MRC et les amis de M-N Lienemann et E. Maurel qui ont quitté le PS.

Ci-dessous le communiqué retraçant l’ensemble des décisions.

http://www.republiqueetsocialisme.fr/index.php/communique/762-communique-de-republique-et-socialisme-cn-du-20-octobre-2018

 Le Conseil National de République et Socialisme s’est réuni ce jour à Paris.

Il manifeste sa solidarité avec Jean Luc Mélenchon concernant la perquisition qu’ont subie les locaux de la FI, du PG et les domiciles des principaux dirigeants.

Un Conseil national d’orientation sera réuni avant mi – janvier pour définir une position sur l’élection européenne.

Constatant que l’émiettement de la gauche la condamne à l’impuissance, R&S continue à travailler pour le rassemblement et la reconstruction de celle-ci.

Cela n’a de sens que si cette reconstruction est à vocation majoritaire ; pour y parvenir, il est nécessaire de mettre la république sociale au cœur.

A cette fin, République e Socialisme :

* répond favorablement à la proposition du Parti Communiste Français d’une rapide rencontre bilatérale;

* poursuit, sans exclusive, ses travaux :

- d’une part avec la Gauche Démocratique et Sociale (GDS) pour œuvrer à la mise en place d’un cadre permettant à tous les militants qui le souhaitent de remettre la question sociale au cœur de la gauche;

- dans le cadre de « Passerelles », afin d’élargir cette réflexion avec le PCF, Ensemble et Nouvelle Donne ;

- d’autre part avec le MRC et les amis de Marie – Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel, au sein de « Nos Causes Communes », afin de re-républicaniser la gauche.

L’ensemble de ces échanges ayant pour finalité de déterminer un cadre commun pour les diverses forces de gauche, le CN estime que pour R&S aucune fusion n’est actuellement à l’ordre du jour.

Dans l’immédiat, R&S appelle les forces de progrès à combattre ensemble la politique socio- économique conduite par E. Macron. Dans ce cadre, R&S, avec GDS et Ensemble s’adressera aux organisations politiques et syndicales afin d’essayer de trouver les conditions d’une mobilisation collective sur la question des retraites.

 

Election européenne : des propositions de R&S et de GDS

Voici cinq points, cinq messages, cinq objectifs, cinq thèmes que nos 2 formations proposent au débat avec quiconque voudra s’en saisir !

Bien sûr cela ne règle pas tous les problèmes ; mais qui aurait cette prétention ?! Chacun garde sa singularité ; chacun peut avoir des propositions complémentaires et offrir un chemin pour y parvenir. Il s’agit simplement, si nous en avons, tous, la volonté, de dépasser nos dissensions certaines pour faire front commun face au libéralisme macronien qui est entrain d’écraser notre peuple.

Sachons être plus responsable que lors de la dernière élection présidentielle.

1°) Rendez-nous les mille milliards

Il existe mille milliards de fraude fiscale en Europe, qu’ils rendent cet argent que puissent mieux vivre les peuples.

La BCE doit être au service des peuples et pas l’inverse. Elle doit prêter directement aux Etats et la règle de plomb de zéro déficit doit être rejetée.

La sortie de la crise, du chômage de masse, de la misère et des inégalités,  c’est par la relance et la redistribution des richesses, pas par l’austérité. Par les services publics, pas par les privatisations.

La sanction effective et dissuasive de la fraude fiscale et de l’optimisation fiscale, une fiscalité qui s’impose à toutes les multinationales, GAFAM et autres. Une assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés (ACCIS).Exigence de la séparation des activités de dépôt et des activités spéculatives des banques, politique douanière active aux frontières de l’UE.

2°) Europe sociale contre l’Europe de la finance :

La fin de la mise en compétition des salariés et l’arrêt de la destruction de leurs droits du travail et sociaux : retour à l’état de droit dans les entreprises, contrôle des multinationales, avec réduction des durées légales et maxima du travail, établissement d’un Smic plancher européen  et  augmentation progressive de celui-ci jusqu’à atteindre le niveau du plus haut des 27 pays membres, en parité de pouvoir d’achat. Dénonciation immédiate unilatérale de la directive organisant la discrimination des « travailleurs détachés ». A travail égal salaire égal, égalité des droits femmes hommes, et travailleurs immigrés, alignement sur le haut selon le principe de faveur, des droits du travail. Partage des richesses. Pour le renforcement de toutes les protections sociales, maladie, chômage, retraites, liées et payées à la source en même temps que le travail.

3°) Le capitalisme met en danger la planète : changer l’Europe pour la sauver 

Pour sauver la banquise il faut nous sauver des diktats des banquiers. Défense de notre environnement par delà les frontières. Développement de tous les services publics et aide à la création de nouveaux services publics pour les pays qui le souhaitent (santé, éducation, énergie, sécurité, rail, finances publiques, poste, téléphonie, fret ferroviaire, ONF, barrages hydrauliques, petite enfance, logement, alimentation, eau, internet…). Pour des énergies durables et renouvelables. Combat contre toutes les fraudes (Volkswagen), risques et gabegies (glyphosate, perturbateurs endocriniens) détruisant l’environnement, le climat, la santé, la planète. La politique agricole doit pouvoir répondre aux besoins des paysans pas aux impératifs de l’agro-industrie : pour une alimentation saine et accessible aux peuples d’Europe.

4°) Remplacer la main invisible du marché par la main visible de la démocratie : non au secret des affaires, transparence et contrôle populaire, redonner le pouvoir aux peuples.

Dénonciation de toutes les restrictions mises aux peuples pour prendre en main leurs affaires. Bataille pour un fonctionnement démocratique d’une Europe au service des populations, en renforçant le plus possible les droits du Parlement (élargissement du périmètre d’application de la procédure législative ordinaire, droit d’initiative législative). Ce ne sont pas des sociétés anonymes qui doivent décider de notre sort : développer les instruments collectifs de contrôle de la part des institutions publiques, des usagers et des salariés. Combattre toutes les discriminations, garantir l’égalité de tous les droits fondamentaux entre les peuples et entre les humains, femmes et hommes, immigrés, jeunes, selon leurs qualifications, et quels que soient l’âge, les orientations sexuelles, l’origine, la langue.

5°) Une Europe ouverte et attentive à l’immigration, une Europe coopérative, pacifiste pas guerrière :

Harmonisation d’une politique européenne ouverte, partagée et digne, de l’accueil et du droit d’asile, fin du système de Dublin. Pour une Europe non agressive, la réduction des armements partout, une Europe soucieuse de la paix dans le monde et d’échanges négociés, équitables et régulés (ONU, OMC, OIT, OMS, OME). Une Europe faite d’humanité, de partage, attractive, porteuse de politiques de co-développement  et non pas faite de compétition, de sélection, de régression et de répression, d’alignement économique sur le FMI et militaire sur l’OTAN.

 

Rencontre nationale sur les élections européennes organisées par le PCF

Le PCF a organisé le 2 juillet, à son siège à Colonel Fabien, une Rencontre nationale qui a permis un large 1er échange sur les élections européennes.

La délégation de R&S était composée de Lucien Jallamion, Béatrice Durand et Michel Jallamion.

Vous trouverez ci-dessous une partie des interventions recollées par nos camarades de GDS. C’est Michel qui s’est exprimé pour R&S (à partir de 23mn 47s.)

https://www.youtube.com/watch?v=vPOriQ0MayQ&feature=youtu.be

Rencontre sur la question des services publics le 23 juin

À FORCE DE TOUT PRIVATISER, NOUS SERONS PRIVÉS DE TOUT !

POUR NOS SERVICES PUBLICS

CONVERGEONS PLACE DE LA REPUBLIQUE LE 23 JUIN A PARTIR DE 12H !

 La Convergence nationale de défense et de développement des services publics appelle à converger avec l’initiative de la Coordination nationale des hôpitaux et maternité de proximité le samedi 23 juin 2018,  place de la République à Paris. Nous souhaitons en faire un après-midi de rencontre avec les citoyennes et citoyens pour échanger sur les propositions de développement des services publics et sur les luttes menées : scénettes, prise de paroles, mise à disposition de documents, signatures de pétitions, questionnaires… un moment à la fois revendicatif, démocratique et festif.

Nous avons des propositions et des exigences en matière de services publics : mettons les sur la place publique, place de la République !

Une conférence de presse se tiendra  à 13H00 réunissant des collectifs d’usagers- personnels, élus et des représentants d’organisations syndicales, associatives et politiques afin de faire état des différentes luttes et initiatives en cours (questionnaire de la convergence, pétition de la coordination, appel « la Fonction Publique : une idée d’avenir» d’Anicet Le Pors et Gérard Aschiéri, débats dans les territoires ….).

Car aujourd’hui  c’est  l’ensemble du service public et de nos solidarités locales et nationales qui est attaqué.

De nombreuses mobilisations existent qu’elles soient syndicales ou citoyennes. Il s’agit pour nous de faire se rencontrer et converger  leurs acteurs. Que ces mobilisations aient réussi à s’imposer dans le paysage médiatique comme la lutte exemplaires des cheminots, d’Air-France, de l’énergie…  ou qu’elles peinent à percer la fenêtre du 20H00 alors que localement la presse régionale s’en fait fortement l’écho (hôpitaux, maternité, centres IVG, Poste, barrages hydraulique, remunicipalisation de l’eau, exigence d’un service public du logement, orientation et formation professionnelle, éducation…). Il nous faut également les confronter aux regards et réflexions avisés de nos concitoyens, la place de la République nous semble un bon lieu pour commencer cela.

Nous pensons, en effet, que les citoyennes, les citoyens et les personnels doivent pouvoir participer au processus de décision des services publics et à leur gestion, à chaque niveau.

R&S appelle à la marée populaire samedi 26 mai 2018

Nous publions ci-dessous l’appel, signé par 80 organisations dont R&S, à participer à la Marée populaire ce samedi 26 mai à 13h30

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,
Marée populaire le samedi 26 mai

 Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée del’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmeshommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations…Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu. Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant.

Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets. Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen.

Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

R&S soutient la grève de la Fonction publique le 22 mai

Communiqué national

Les services publics sont notre bien commun et doivent le rester.

 Après les importantes manifestations d’octobre 2017 et du 22 mars 2018, les fonctionnaires se mobilisent une nouvelle fois, pour dénoncer toutes les attaques contre les fonctionnaires et le service public républicain.

Le 22 mai, ce sont les organisations syndicales, sans exception, qui appellent à la grève et aux manifestations.

Le service public est le garant de la cohésion sociale. En défendant leurs missions et leurs statuts, les fonctionnaires des 3 pendants de la fonction publique – état, territoriale, et hospitalière – vont bien au-delà de la défense de leurs intérêts particuliers. Ils défendent l’intérêt collectif et ainsi un modèle social basé sur la solidarité et financé par l’impôt.

Défendre le service public c’est défendre la République.. C’est défendre l’égalité des citoyens.

République et Socialisme réaffirme son ambition et son attachement à la réalisation de la République Sociale, C’est pourquoi République et Socialisme soutient la grève et les manifestations partout dans la fonction publique le 22 mai 2018.

République et Socialisme soutient tous les agents qui vont ainsi perdre une journée de salaire pour défendre notre vision de la société, alors que le gouvernement veut offrir les missions de service public aux marchés financiers et fragiliser la république.

République et Socialisme dit Stop avec eux et appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à soutenir et participer massivement aux manifestations prévues par les organisations syndicales.

Paris, le 17 mai 2018

Transfert de l’ambassade étatsunienne à Jérusalem, l’armée israélienne tire sur des manifestants (59 morts dont des enfants)

Communiqué national  : Israël – Palestine : la France doit agir.

Au moment où les Israéliens fêtent le 70ème anniversaire de leur Etat,

Au moment où le peuple palestinien commémore la Nakba,

Au moment où tous les amis d’Israël et de la Palestine devraient appeler à la coexistence pacifique de 2 Etats indépendants et souverains,

Au moment où la question de Jérusalem devrait être traitée dans le respect de l’histoire internationale de cette ville symbole,

Au moment où les dirigeants du monde devraient saluer la mémoire d’Yitzhak Rabin et de Yasser Arafat, artisans d’une paix possible,

Trump provoque la communauté internationale en installant, en violation du droit international, son ambassade à Jérusalem et l’armée israélienne tire sur les Palestiniens. Non seulement cet usage de la force contre les manifestants des « marches pour le retour » était disproportionné mais les snipers avaient manifestement l’ordre de tuer. Ce qu’ils ont fait : au moins 59 Gazaouis sont tués dont des enfants.

Pour toute réaction, Macron et Le Drian appellent le gouvernement d’Israël au « discernement » et à la « retenue ».

Heureusement d’autres réactions ont été plus vigoureuses. Ainsi, au nom de l’Union européenne Federica Mogherini a dénoncé : « Des dizaines de Palestiniens, dont des enfants, ont été tués et des centaines blessés par des tirs israéliens durant les manifestations massives en cours près de la barrière de Gaza. » Pour Amnesty International il s’agit d’une « violation abjecte des droits de l’homme« , et Human Rights Watch parle d « un bain de sang que n’importe qui aurait pu voir venir« . L’Afrique du Sud a rappelé son ambassadeur. Le conseil de sécurité de l’ONU comptait lancer une enquête indépendante mais les Etats-Unis ont bloqué l’initiative. Cette proposition a été reprise par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique.

La frilosité du chef de l’Etat français est scandaleuse et honteuse. Elle est indigne de la diplomatie de notre pays.

République et Socialisme

-condamne les violences commises par l’armée israélienne sur l’ordre du gouvernement israélien, comme l’inconséquence meurtrière de Donald Trump ;

-exige que le gouvernement français cesse de minimiser la portée des exactions perpétrées, favorise les possibilités d’une commission d’enquête et agisse pour aider au respect du droit international et des résolutions de l’ONU ;

-demande que la France reconnaisse officiellement l’Etat palestinien et œuvre à la reprise d’un processus de paix passant par la reconnaissance réciproque des 2 états.

 

Paris, le 15 mai 2018

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