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02-Interventions de Marinette BACHE au Conseil de Paris

Séance du conseil des 27, 28 et 29 mars 2017

2017 DDCT 28 – Communication de la Maire de Paris sur la vie associative et la participation citoyenne. V11 . relatif à un label « Grande cause annuelle de l’arrondissement ». 2017 DDCT 27 – Approbation du règlement intérieur des maisons de la vie associative et citoyenne de la Ville de Paris. A12 . relatif à la suppression de 4 maisons. V13 . relatif à une plateforme de réservation des salles. V14 . relatif à l’inventaire des équipements. V15 . relatif aux implantations et à la gouvernance. 2017 DDCT 38 – Temps de travail des personnels administratifs des maisons de la vie associative et citoyenne. A16 . relatif à la suppression de l’article 3. Mme Pauline VERON (7ème Commission) rapporteure.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/316188_58de9ef00bbac/?timecode=6105000

2017 SG 10 – Autorisation de la Maire de Paris à percevoir une subvention dans le cadre du pacte Etat Métropole. M. Julien BARGETON (1ère Commission), M. Christophe NAJDOVSKI (3ème Commission), M. Jean-Louis MISSIKA (5ème Commission) rapporteurs.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/316188_58de9ef00bbac/?timecode=21492000

 

Séance du conseil des 30 et 31 janvier 2017

2017 DJS 108 DASCO – Convention entre la Ville de Paris, l’Académie de Paris et le CNOSF pour encourager à la pratique sportive et soutenir les valeurs d l’Olympisme

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/310388_5894aa7d4b146/?timecode=5881000

Défense du vœu relatif à la rénovation des immeubles sociaux et à la révision du Plan Climat.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/309774_5894b21faa83a/?timecode=23805000

Séance du conseil des 12, 13 et 14 décembre 2016

Budget primitif d’investissement et de fonctionnement municipal 2017. Communication de la Maire de Paris relative au budget primitif de 2017. Bleu budgétaire « Intégration, droits humains, discrimination et égalité Femmes/Hommes ».

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/304766_585432dc16330/?timecode=11214000

Séance du conseil des 7, 8 et 9 novembre 2016

2016 DASES 34 – DPE – Convention avec Eau de Paris et le CASVP visant la mise en place d’une aide expérimentale à l’eau en 2016 et 2017 à destination des ménages parisiens en difficulté.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/297350_5829fd307f2b2/?timecode=22173000

2016 DFA 154 – Débat portant sur les orientations budgétaires. 2016 DFA 58-G – Débat portant sur les orientations budgétaires. V1 . relatif à la dette de l’Etat. V2 . relatif aux relations financières avec l’Etat. V3 . relatif à la création d’un observatoire du CICE. V4 . relatif au budget participatif. V5 . relatif à une continuité piétonne et cyclable le long de la Seine. V6 . relatif aux recettes immobilières. V7 . relatif à la lutte contre l’évasion fiscale. V8 . relatif au code de l’environnement et au Règlement Local de Publicité. V9 . relatif aux moyens des directions. V10 . relatif aux meublés touristiques. V3bis . En réponse aux voeux 1, 2 et 3 relatifs à la dette de l’Etat, aux relations financières avec l’Etat et à la création d’un observatoire du CICE.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/296431_5829f67c61dea/?timecode=8220000

Séance du conseil des 25, 26 et 27 septembre 2016

2016 DDCT 97 – Subventions à 58 associations pour le financement de 59 projets sur les quartiers politique de la ville parisiens. Appel à projet citoyenneté, laïcité et valeurs de la République 2016

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/289029_57f22b7767825/?timecode=6175000

2016 DLH 233 – 58 à 72 boulevard Ney (18e) – Création d’un centre de premier accueil humanitaire mis en œuvre par l’a ssociation Emmaüs Solidarité.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/289029_57f22b7767825/?timecode=35290000

Séance des lundi 4, mardi 5 et mercredi 6 juillet 2016

Subventions et conventions avec 21 associations dans le cadre du volet emploi du contrat de ville

Madame la Maire, Chers Collègues,

Je l’ai dit lors du débat sur le budget supplémentaire : la Maire et sa municipalité ont décidé d’intensifier notre investissement en s’engageant sur un ambitieux P.I.M de 10 milliards d’Euros. Cette politique face à la crise et la politique de rigueur explique certainement l’écart de plus d’un point entre le chômage parisien et la moyenne nationale et la baisse de 2% en avril 2016, 3 fois  plus importante que la baisse nationale.

Depuis 2001, l’union de la gauche à Paris oeuvre pour une politique de l’emploi ambitieuse, alliant développement économique, une forte politique d’investissement à l’aide à l’insertion sociale professionnelle. Depuis le développement des missions locales jusqu’au plan parisien de lutte contre la grande exclusion en passant par les forums « Paris pour l’emploi », de nombreux dispositifs ont été mis en place. Cela s’ajoute aux initiatives nationales comme la garantie jeune ou le plan préfectoral d’action en faveur des 3 zones de sécurité prioritaire.

Mais les fragilités sociales demeurent et nécessitent une mobilisation de chaque instant. Le chômage est trop important, les parcours d’insertion doivent être encore d’avantage développés, les situations de précarités encore d’avantage prévenues.

Nos quartiers populaires sont les premiers impactés, le taux de chômage y est bien plus élevé que dans le reste de notre capitale. Nous devons donc y agir spécifiquement avec un effort particulier pour aider au mieux les jeunes, les femmes (surtout celles élevant seules leur famille) et les personnes ayant les plus grandes difficultés à trouver ou retrouver un emploi.

C’est la raison pour laquelle, depuis 2001, la gauche parisienne en a fait une priorité : développement des services publics, soutien aux associations, construction et rénovation des logements, parcours de réussite éducative, accès à l’éducation, à la santé, à la culture ou à l’emploi.

Pour cela le Contrat de Ville 2015-2020, voté par notre Conseil le 17 mars 2015,  définit la nouvelle géographie prioritaire, les axes stratégiques et les moyens pour améliorer le cadre de vie des habitants des quartiers populaires en réduisant les inégalités et en accentuant le dynamisme des quartiers.

Il est nécessaire que notre département renforce les acteurs locaux associatifs qui œuvrent en ce sens dans les interstices de nos politiques volontaristes afin de permettre d’universaliser réellement notre action auprès de toutes et tous.

Ainsi sous l’impulsion de Pauline Véron dont on connait l’implication dans les divers domaines d’accompagnement vers l’emploi, d’aide à la création d’activité, de lutte contre les discriminations à l’embauche, cette délibération va permettre à 21 associations d’intervenir et de renforcer notre politique en ces domaines.  Je me permets d’insister sur le soutien  à l’insertion professionnelle des femmes car 26% d’entre elles se trouvent à Paris en situation de monoparentalité. Grace à cette subvention 300 femmes seront accompagnées dans leur recherche d’emploi. Je salue Hélène Bidart pour l’ensemble du travail de son cabinet en faveur de l’émancipation des femmes. Je ne doute pas que cette délibération l’y aidera.

13 des 21 subventions permettront de mieux aider 1200 personnes  en difficulté d’insertion.

Ainsi celle au Groupement des Jeunes Créateurs Parisiens permettra  l’accompagnement dans la création de leur activité de 250 personnes

Des associations verront grâce à cette subvention leur activité soutenue et renforcée. Je pense notamment  AROG-Lafayette qui permet l’accès à des savoirs techniques et théoriques sur le jardinage, l’association pour l’Insertion des Jeunes, l’association Crescendo, qui aide à la formation et à la mise en place d’un projet professionnel dans les domaines de la petite enfance et de l’aide à domicile.

Cet effort impactera particulièrement le 20ème arrondissement ce qui me réjouit pour ses quartiers populaires.

Ces subventions, d’un total de 227 500 euros, permettront à 2 200 personnes d’être réinsérées. C’est ainsi l’ensemble de notre politique d’égalité et de solidarité, qui s’en trouvera renforcée.

Je vous remercie.

 

Séance des lundi 13, mardi 14 et mercredi 15 juin 2016

2016 DFA 52 – Budget supplémentaire 2016 de fonctionnement et d’investissement municipal.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/272797_57640f863d5b6/?timecode=9835000

2016 DDCT 17 – Subventions (219.500 euros) à 24 associations, conventions et 4 avenants aux conventions au titre de la lutte contre les violences faites aux femmes à Paris, pour des projets visant à l’accompagnement.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/273557_5764139550245/?timecode=22482000

Voeu relatif à un diagnostic sur l’attribution des locaux situés en pied d’immeuble.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/273557_5764139550245/?timecode=374000

2016 DAE 286 – Subvention (400.000 euros) et convention avec l’Office du tourisme et des congrès de Paris (1er) à titre de soutien à son plan de relance du tourisme.

http://event.paris.mdp/Datas4/conseil/272797_57640f863d5b6/?timecode=25044000

 

Séance des mardi 17 et mercredi 18 mai 2016

SG11 – Communication au Conseil de Paris

Les Jeux olympiques et paralympiques, accélérateurs de politiques publiques

 

Madame la Maire, Chers collègues

Malgré l’énorme masse financière qu’ils font transiter, les appétits financiers qu’ils aiguisent, les intérêts privés qu’ils exacerbent, les JO 2024 peuvent devenir, sous notre impulsion, les JO pour toutes et tous.

Nous avons le temps de développer cette dimension d’ici 2024 mais il me semble primordial d’aider les JO à renouer avec l’idéal de l’olympisme. Il faut  démocratiser les jeux, permettre l’immixtion citoyenne dans leur préparation et leur déroulement. Le Paris populaire doit être porteur de Jeux populaires. Et les JO paralympiques ne peuvent être considérés comme des jeux de seconde zone mais doivent être inclus pleinement dans cette grande fête du sport.

Je suis donc heureuse que la communication parle des jeux olympiques ET paralympiques comme d’un ensemble et qu’elle jalonne déjà ce parcours nécessaire à l’inclusion citoyenne avec des concrétisations dès 2016-2017.

Je salue la délibération en faveur de l’association CAPSAAA en faveur du sport pour les personnes en situation en handicap ainsi que le doublement du nombre de créneaux dédiés au handisport et au sport adapté.

 Pour faire des JO populaires, toutes et tous doivent se sentir concernés par l’événement sportif, faire en sorte, comme cela est justement écrit, « que le sport envahisse la ville ».

Il faut donc faire tomber la barrière de l’argent qui se confond souvent  avec le lieu de résidence. Ainsi, les classes à horaires aménagés pour sportifs d’excellence (CHASE) bénéficieront, dès 2017, à l’ensemble des Parisiens.

La baignade dans la Seine est un formidable enjeu et un défi écologique et démocratique : elle permettra une réappropriation, par l’ensemble des Parisiennes et Parisiens, du cœur de notre ville. Nous devrons veiller à en démocratiser l’accès. Elle sera l’heureuse continuité du plan « Nager à Paris », de l’appel à projets innovants « Paris terrain de Jeux» ou encore de l’installation d’agrès sur les Berges de la Seine. Se baigner dès 2017 dans les canaux et dans le bassin de la Villette, au cœur du Paris populaire, en constituera les heureuses prémices.

La clef de voûte de cette « invasion du sport » réside dans la mise à disposition de tous d’un équipement sportif en accès libre et gratuit à moins de 5 minutes à pied. Ce n’est pas un slogan : 27 équipements complémentaires seront mis en place avant 2020 et la réaffectation d’espaces bâtis résiduels dans le parc social est prévue.

Faire tomber les barrières passe aussi par des symboles. La réalisation d’une ligne olympique passant par la majorité des sites, outre son utilité réelle, sera un trait d’union entre l’Est et l’Ouest de notre capitale.

Il faut associer la jeunesse à cet événement, tant l’idéal olympique peut l’inspirer. D’ailleurs cet idéal peut-il survivre sans adhésion de la jeunesse à ses valeurs ? La mise en place de la rencontre métropolitaine des Conseils de Jeunes est un début enthousiasmant.

Au-delà, j’aimerais savoir si des pistes de travail sont à l’étude avec l’éducation nationale, les associations de quartiers, les MJC, le riche tissu associatif de notre ville, afin que des rencontres soient organisées entre les petits Parisiens, les petits Franciliens et les athlètes, si des visites de structures seront mises en place et pourquoi pas penser leur présence à certaines compétitions : cela nous éviterait le public morose des stades de la coupe du monde 98 qui contrastait avec la joie et la fraternité dans les rues de Paris !

Comme vous le dites Madame la Maire, « Les Jeux sont principalement ce que les pouvoirs publics et le mouvement sportif en font ». Je suis fort heureuse de voir que notre municipalité, porteuse du Paris pour  toutes et tous, et, consciente que la force de ces jeux réside dans leur dimension populaire, entend porter fortement l’idée des JO pour toutes et tous.

DJS 103 – Héritage de l’Euro 2016 – Demande de subventions à l’UEFA et à la FFF pour financer des travaux de rénovation de 6 équipements sportifs parisiens.

  Madame la Maire, Mes chers collègues,

N’en déplaise aux grincheux… et malgré quelques réalités qui encore récemment ont fait les gros titres, le football, ce n’est pas qu’une affaire de gros sous ; le football c’est aussi le sport le plus pratiqué de par le monde entier et cela reste et sans doute pour longtemps, le sport le plus populaire de notre pays.

C’est celui qui attire le plus de spectateurs et/ou de supporters ; c’est aussi dans cette discipline que l’on trouve le plus grand nombre de pratiquants amateurs. La France compte près de 16 millions de licenciés. A Paris environ 22 000.

L’EURO 2016 va donc être un grand moment sportif et festif. Aussi, nous souhaitons qu’il en reste quelque chose de concret, quelque chose de durable à laisser en héritage non seulement au football, mais surtout au sport de proximité.

Dans cette optique, l’UEFA, qui organise l’EURO2016, et la Fédération Française de Football ont débloqué des subventions à destination des villes qui accueillent les matchs.

Pour l’UEFA, il s’agit d’aider au financement d’équipements de proximité, pour la 3F, d’améliorer les conditions d’accueil des joueurs.

Coté UEFA, l’enveloppe globale est de 20M d’€ pour les 10 villes et de 2M pour Paris.

Nous avons déjà eu l’occasion de solliciter des subventions sur cette somme en juin dernier et je me réjouis que cela ait pu servir dans mon arrondissement, le 20ème, et dans un quartier populaire. En effet, une 1ère subvention, d’un montant de 436 000€,  nous a permis de renouveler le revêtement synthétique sablé d’un des terrains du Maryse Hilsz.

Cette nouvelle subvention permettra la réfection du terrain d’honneur de ce même stade. Ces opérations permettent d’obtenir une homologation de la FFF et contribuent au développement de la pratique du football à Paris. Mais surtout,  ces stades sont les plus utilisés par les scolaires tous les matins et jusqu’à 17h, puis par les associations et clubs de proximité dont beaucoup de clubs féminins de 18h à 22h30.

D’autres arrondissements seront également et heureusement impactés : le 13ème et le 18ème.

L’autre axe de cette délibération concerne la FFF qui, à travers son programme « Horizon Bleu 2016 », prolongement d’un dispositif proposé depuis 2002 pour aider le football amateur, a pour but d’améliorer l’accueil et les conditions de pratique des licenciés. C’est au total une subvention de 85 000€ que nous sollicitons, dans ce cadre auprès de la fédération et qui va permettre de rénover vestiaires, club house et city stade dans divers arrondissements de notre capitale.

Ainsi au-delà du plaisir et du rêve que l’Euro va donner aux petits Parisiens fans de foot, nous allons pouvoir profiter de cet évènement pour leur laisser des équipements améliorés et de qualité. Comme pour les Jeux Olympiques et Paralympiques ce genre d’évènements n’est pas seulement de l’instantané mais nous permet d’investir durablement  pour la pratique du sport amateur dans nos quartiers. En ce sens, il mérite notre soutien.

Séance des mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 mars 2016

DLH96 – Communication sur l’implication citoyenne dans la gestion locative

Madame la Maire, Mes chers collègues,

Lorsque la Gauche unie conquit Paris en 2001, la situation était catastrophique. Je me souviens des  logements insalubres, de l’humidité, de la peinture au plomb, du manque d’isolation, etc. Aujourd’hui, nous construisons aux normes HQE, des commissions d’attribution et des critères de priorité précis ont été mis en place, « loc annonce » a été créé : le temps des passe-droits et des faux électeurs semble tellement loin que la droite l’a… oublié !

Ces 15 ans nous permettent de disposer de bases solides pour le logement social. Bases d’ores et déjà, renforcées : suivi des réclamations, visites de courtoisie, accompagnement des locataires lors des sinistres, interfaces téléphoniques et informatiques…

La MIE sur les problèmes d’ascenseurs a permis de labelliser 90% du parc social. Une nouvelle Charte de mutation porte l’effort de la ville de 25 % avec la participation de l’État via son contingent.

Contrairement à la tendance des grandes villes, une présence humaine significative a été maintenue : gardiens, médiateurs sociaux, agents du GPIS. D’ailleurs les conciergeries redeviennent à la mode. Les gardiens sont une interface précieuse avec les locataires, pour les informer et nous informer. Leur métier est essentiel, merci de le leur avoir signifié le 23 janvier à l’Hôtel de Ville.

L’amélioration de la qualité de service rendu aux locataires du parc social est une priorité de notre mandature. Plus nous produisons de logements, plus nous devons veiller à l’entretien du parc existant et aux demandes des habitants.

Et pour gagner le pari de la mixité sociale, nous parions sur l’irruption citoyenne dans la vie publique de notre Cité.

Le budget participatif, la multiplication des lieux de débats, d’échanges comme l’Université Populaire de la Citoyenneté Active ou les Conseils Citoyens et aujourd’hui l’immixtion des locataires dans la gestion des logements sociaux sont autant de véritables lieux démocratiques. Certains vocifèrent, d’autres agissent en mettant en place des outils d’une démocratie effective.

Plus de 20% de la population parisienne -450 000 personnes- est ici concerné.

Cette communication permet un pas de plus vers un service public du logement social à Paris : les besoins des usagers des logements sociaux sont ainsi politiquement considérés comme centraux. Leur satisfaction est la matrice qui nous permettra de juger l’efficience de la bonne gestion des bailleurs.

Contrairement aux politicailleries du Maire du XVIème qui manipule des riverains se croyant à l’abri du chômage et de la misère contre le Paris de la Solidarité, par cette communication, Madame la Maire, avec votre adjoint Ian Brossat, vous n’oubliez pas qu’une habitante, un habitant, de Paris est avant tout une citoyenne, un citoyen qui nous mandate.

La nouvelle enquête de satisfaction commune aux quatre bailleurs de la Ville collera au plus près du ressenti des locataires, avec des visites systématiques de l’ensemble du patrimoine en 2016, les réunions mensuelles du comité inter bailleurs depuis juin 2014, et la création fin 2015, pour permettre l’émergence de propositions concrètes sur les préoccupations des locataires, d’un comité des six associations représentatives des locataires.

Enfin la conférence citoyenne. Deux week-ends de formation, un débat public, la rédaction de propositions, le tout supervisé par des élus, des bailleurs, des chercheurs, et des associations intervenant dans le logement social.

Au cœur, des propositions qui traduisent le besoin d’une plus grande participation, le souhait d’un meilleur traitement des problèmes de propreté et de sécurité, l’envie d’une plus grande mobilité dans le parc social et d’équilibrer la distribution des logements sociaux sur l’ensemble du territoire parisien pour garantir la mixité sociale et territoriale ; n’en déplaise à Monsieur Goasguen !

Les mesures qui seront ainsi mises en place vont changer le quotidien de centaines de milliers de personnes.

Le point d’orgue sera la mise en place d’un nouveau cadre démocratique grâce à des réunions locataires-gardiens-bailleur, la création d’une enveloppe budgétaire d’un million d’euro sur le modèle du budget participatif, la mise à disposition d’espaces numériques, de locaux et de panneaux d’affichage pour les associations de locataires.

Faire des citoyens de véritables acteurs de la politique publique et de l’amélioration de leur cadre de vie, c’est ce mouvement de fond que vous impulsez pour Paris.

Et cela fait manifestement peur à la droite qui s’en offusque jusqu’à la caricature ! Eh bien, au contraire, merci, Mme la Maire, chère Anne, M. l’adjoint, cher Ian, d’initier cette révolution citoyenne dans notre ville capitale.

Séance des lundi 15, mardi 16, mercredi 17 février 2016

DAC 632 Pacte parisien contre la grande exclusion – accès à la culture et aux loisirs

Madame la Maire, mes chers Collègues,

La Maire de Paris et la municipalité parisienne ont fait de la lutte contre la grande exclusion une grande cause de la mandature. Voici juste un an que ce pacte a été signé entre la Ville, l’Etat mais également des entreprises et divers acteurs agissant dans le domaine de la solidarité.

Les personnes frappées par la grande exclusion sont diverses. Quelquefois leur parcours social les a amenées à perdre d’abord leur travail, puis leur logement, à se couper de leur famille puis de tout leur réseau amical. Et cette chute, cette –pardonnez-moi l’expression- « dégringolade »- se fait bien plus vite qu’on le pense. Ou bien ce sont de nouveaux immigrés que la situation politique internationale ou la réalité économique mondiale ont contraints à s’exiler ; certains ne pratiquent pas notre langue, ce qui accentue leur relégation dans les franges de la société.

Bien évidemment les volets « emploi» ou « logement » de ce pacte sont primordiaux et je sais que, plus particulièrement, les adjoints concernés y travaillent avec l’ardeur et la conviction qu’on leur connait.

J’ai cependant une conviction supplémentaire qui est que la réinsertion dans la société de ces trop nombreuses personnes qui vivent, d’une certaine manière, en marge de celle-ci, passe aussi par le ré-apprentissage de la vie collective, de la vie sociale, de la vie citoyenne.

Parmi les parcours de ré-inclusion et de reconquête de l’estime de soi que nous avons la responsabilité d’offrir, réside celui-ci qui consiste à aider ces personnes à retisser des liens de connaissances et d’amitiés, à leur faire pratiquer ce qui doit être leur droit égal à la culture et à la socialisation.

C’est ce à quoi vont participer ces 4 conventions que nous sommes appelés à ratifier aujourd’hui. Notre Centre d’action sociale, le Samu-social de Paris, Emmaüs-Solidarité et la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale d’Ile-de-France ont depuis longtemps acquis une légitimité dans le domaine social ; leur expérience les a amenés à constater, comme nous, que la culture est un levier pour prévenir la fatalité de la grande exclusion. Emmaüs a même créé, en 2011, une mission « culture et citoyenneté.

Ces partenariats vont instituer diverses actions sur la durée comme de permettre l’accès à la lecture, dans nos bibliothèques ou par le don de livres, des visites organisées et adaptées de lieux de culture, de musées, de conservatoires, des rencontres avec des artistes.

Je marquerai un intérêt pour la pratique d’une activité sportive qui aide à la fois à retrouver une dignité et le sentiment d’appartenance à une équipe.

Une mention particulière pour l’aide à l’apprentissage de la langue française sans la pratique de laquelle aucun exercice autonome de citoyenneté ne sera vraiment possible.

Je voudrais insister sur 3 points.

-Le 1er est évident. C’est la gratuité de ces actions pour ceux qui en bénéficient.

-Le 2ème, c’est la nécessité « d’aller vers pour faire venir ». Ce public est coupé des démarches culturelles. Il est donc important de commencer par les leur apporter, si je puis dire, « à domicile ». Aussi on ne peut que saluer le partenariat entre lieux sociaux d’hébergement ou de rencontre et artistes hébergés ou rattachés à une lieu culturel parisien, ou la mise à disposition de locaux et de moyens pour l’organisation d’activité sur place.

-Le 3ème point n’est pas évoqué dans cette délibération, c’est la spécificité des femmes. Dans la grande précarité, comme dans l’immigration, elles subissent toujours plus de discrimination et une attention particulière doit leur être accordée. Dans ces conventions est prévu un suivi-évaluation ; je souhaiterais qu’un volet soit consacré à cette question.

Vous l’aurez compris c’est avec plaisir que je voterai et vous appelle à voter cette délibération.

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